L’enquête : film qui rappelle les fléaux du système politico économique français

Clearstream, SwissLeaks, LuxLeaks, des affaires qui révèlent les dessous du monde du blanchiment d’argent sale en France et des rouages qui le font avancer. Le film L’Enquête de Vincent Garenq s’intéresse particulièrement à la première, source des tribulations de son principal acteur, Gilles Lellouche, dans le personnage du journaliste Denis Robert.

L’Enquête : le film ne dénonce qu’une partie du problème de l’évasion fiscale

Il se nomme Denis Robert, et il est journaliste, ayant autrefois écrit pour Libération. Comme il le dit lui-même dès le début du film, il n’avait pas idée du combat dans lequel il allait se lancer. Toutefois, interprété par Gilles Lellouche, le personnage réalisera au final que le scandale qu’il dénonce tout le long du film n’est que la partie visible de l’iceberg formé par le problème d’évasion fiscale. L’un des fléaux du système politico-économique français, et sur lequel est donc centré L’Enquête. Mais, le film ne se contente pas de dénoncer les méfaits de ce phénomène : le public y découvre ses rouages mêmes, qui facilitent donc le blanchiment d’argent sale, des fortunes tirées des impôts de dizaines de pays comme la France, classée deuxième pays le plus touché par ce fléau.

L’Enquête : une bataille contre Clearstream

L’histoire est centrée sur la bataille du journaliste Denis Robert, contre Clearstream. Une affaire sombre réelle, concernant l’évasion fiscale et impliquant les politiciens Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy. Car en effet, ce phénomène détient une dimension politique, qui toutefois est réduite à l’arbre qui cache la forêt. La vérité étant que dans le Vieux Continent, il existe une instance de blanchiment d’argent sale, qui continue à tourner année après années, avec les mêmes effets et actes impunis.

L’Enquête, un film d’un genre rare en France

Tout le long du film, Gilles Lellouche incarne un personnage solitaire, peu à peu délaissé par ses comparses du Monde, traqués par les huissiers et se défoulant sur sa famille. Le film s’achève sur la réelle décision de la Cour de cassation en 2011, qui n’a pas empêché l’avancement de Clearstream, dont les personnages principaux conservent par ailleurs les vrais noms dans le film. Ce qui lui attribut un genre rare en tant qu’œuvre française.