Le cinéma français : une baisse sur les investissements

Depuis douze ans, comme le dernier bilan du Centre national du cinéma ou CNC nous l’a confirmé, les investissements dans la production cinématographique en France ont réussi à régresser à son niveau le plus bas niveau depuis douze ans, un milliard d’euros, à 994 millions. Comparée à 2013, cette forte baisse représente plus de 20 % de réduction. La présidente du CNC, Frédérique Bredin a expliqué que la production reste dynamique, même si le nombre de films produits a diminué. En effet, il y a eu 258 longs-métrages contre 270 pour l’exercice précédent, et 203 films d’initiative française, contre 209. Certains voient cette offre trop importante, en se rapportant sur une poignée d’œuvres qui se concentre seulement sur les entrées.

Les films du milieu sont en hausse

Cependant, le cinéma français s’est conscientisé sur la maîtrise des coûts. De ce fait, un film affiche un devis moyen de 4 millions d’euros au maximum.

On a pu constater aussi de la réduction de la bipolarisation de la production, a dit la présidente du CNC. En effet, il n’y a eu que 3 plus gros films sont parvenus à passer le seuil des 15 millions d’euros en 2014, contre douze l’année précédente. Aussi, les films à moins de 2 millions d’euros se sont faits rares. Avec cette situation, les films dits «du milieu», présentant un budget entre 2 et 7 millions d’euros, s’en sont bien sortis. Le directeur des études et de la prospective du CNC, Benoît Danard a remarqué une progression sur le nombre de productions moyennes avec 86 films contre 75 en 2013. Cela confirme la réussite des mesures mises en place par le CNC pour aller à l’encontre de la concentration des moyens sur quelques films à gros budget.

La contribution des chaînes de télévision, dont la majorité se concentre sur le cinéma français, affiche une bonne stabilité et représente toujours 290 millions d’euros. La baisse des investissements se voit surtout sur les financements de l’étranger et de la réduction des investissements des distributeurs. La filière devrait poursuivre ses efforts de rationalisation compte tenu de la contraction des ressources, observée depuis trois ans, même si la situation que présente ce début d’année présente des signes encourageants. Frédérique Bredin a indiqué que sur les trois premiers mois, il y aura 53 films contre 29 en 2014 sur la même période. Les films à gros budgets feront leur retour, car neuf films sont parvenus à atteindre plus de 10 millions d’euros en production.