Les projets du cinéma français en mal d’argent

2014 a été une année particulièrement éprouvante pour les acteurs du cinéma français. Pour 2015, le financement s’amenuise, compliquant les divers projets. Si certains seront malgré tout achevés, d’autres devront être annulés en cours de route.

200 millions d’euros de financement en moins pour le cinéma français

Les circonstances de l’an passé contraignent à une remise en question l’avenir du cinéma français. En effet, cette période houleuse au niveau du financement amène en 2015 une diminution de 200 millions d’euros des investissements pour ce marché. S’ils ne sont pas jetés aux oubliettes ou retardés, de nombreux projets ont ainsi du mal à décoller. Du côté des producteurs, la situation s’avère plus difficile. Pourtant, les salles de cinéma parviennent à poursuivre leur bonhomme de chemin assez tranquillement. L’on mise alors spécialement sur les entrées, qui devraient permettre dépasser les 200 millions, sachant que les films français représentent 40% des gains. A cause d’un financement de plus en plus complexe, tout ce qui est lié aux projets de film est de moins en moins à la portée du budget des producteurs : les voyages, l’hébergement ou encore la location des décors du tournage. En ce qui concerne les musiques de film, le problème résiderait notamment au niveau du piratage : les droits sont multipliés afin de combler les pertes.

Les échecs au cinéma se succèdent depuis 2013

Ce problème de financement dans le secteur du cinéma français cause des échecs successifs depuis 2013. Et sont alors concernés des films à grand budget. Cependant, il n’y a pas que les producteurs qui s’inquiètent de leur avenir : les chaînes de télé sont aussi sceptiques. Celles-ci refusent de financer un film en l’absence d’un distributeur.

Les spécialistes du VOD compliquent le financement des films français

Selon un représentant de l’ARP ou Auteurs Réalisateurs Producteurs, le manque de fonds propres pour le cinéma français est causé particulièrement par la baisse de l’audience, plus attirée par les plateformes de VOD ou encore par la diversité des écrans.